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SPAMMING
Conséquences pour le spammé et
le spammer
A première vue, le spamming n'est pas bien
méchant. Pourtant, il devient très vite
agaçant par la perte de temps qu'il engendre
: publicités pour des produits dont vous n'avez
que faire voire pour des sites pornographiques, messages
dans une langue incompréhensible... le téléchargement
de mails inutiles augmente le temps de connexion lorsque
vous relevez votre courrier, et surtout il faut ensuite
passer du temps à trier et éliminer les
courriers publicitaires ou parasites, au risque de supprimer
un message valable.
Pour sa part, le mailbombing a clairement l'intention
de nuire, et à la perte de temps s'ajoute le
risque de déni de service pour le serveur de
messagerie visé par l'attaque et la perte de
données pour l'utilisateur. En effet, la plupart
des fournisseurs d'accès ou d'adresses email
gratuites définissent une taille maximale pour
les boîtes aux lettres, généralement
quelques méga-octets. Si le mailbombing sature
complètement la capacité de votre boîte,
les courriers suivants seront perdus faute de place
pour les stocker.
Dans l'état actuel de la législation,
en France le spammer encourt généralement
la fermeture ou la suspension sans préavis de
son compte internet par son fournisseur d'accès,
l'interdiction de procéder à du spamming
étant généralement incluse dans
les contrats de service. Dans le cas d'une entreprise,
cette dernière risque également une forte
dégradation de son image, le spamming étant
particulièrement impopulaire. Des sanctions plus
sévères peuvent cependant être envisagées
lorsque le spamming s'accompagne de faits répréhensibles,
comme la collecte déloyale de données
personnelles ou la détention de bases de données
illégales.
En cas de mailbombing ou si le spamming perturbe le
bon fonctionnement d'un équipement du réseau,
l'auteur peut également être poursuivi
en justice Comment réagir face à un spammer
?
Dans le cas d'un internaute inexpérimenté
qui veut que vous veniez visiter son site, ne répondez
pas ou expliquez-lui gentiment que ce qu'il fait c'est
du spamming, et que le spamming c'est contraire aux
bonnes pratiques du Net.
S'il persévère ou dans le cas d'un message
non sollicité envoyé par une entreprise
française, passez à l'offensive et adressez-vous
directement au propriétaire du serveur de mails
utilisé (souvent celui du fournisseur d'accès
du spammer). Il s'agit de déposer plainte, donc
il faut fournir des preuves : joignez à votre
email la copie de l'entête du message non sollicité
(sélectionnez le mail dans votre boîte
de réception, puis "Affichage des propriétés"
ou du "Source de la page").
Exemple :
Received: from blabla15.blabla.com [190.21.56.47] --->
(1)
by smtp.votre-fai.com with ESMTP (SMTPD32-4.06) id A09D3203BC;
Tue, 05 Jan 1999 13:57:33 EST
Received: from argamemnon ([192.249.17.1]) ---> (2)
by blabla15.blabla.com (8.7.5) ID LAA28548; --->
(3)
tue, 5 Jan 1999 11:56:11 -0700 (MST)
Message-ID: <007901be38dc$e19a50e0$01010118@argamemnon>
---> (4)
Reply-To: billgates@micro$oft.com ---> (5)
From: zorro@masque.com ---> (6)
To: votre-adresse@votre-fai.com ---> (7)
Subject: Visitez mon site !!! ---> (8)
Date: tue, 5 Jan 1999 19:54:10 +0100
MIME-Version: 1.0
Content-Type: text/plain;
charset="iso-8759-2"
X-Priority: 3
X-MSMail-Priority: Normal
X-Mailer: Microsoft Outlook Express 4.72.3110.5 --->
(9)
X-MimeOLE: Produced By Microsoft MimeOLE V4.72.3110.3
X-UIDL: 568
Status: U
(1) adresse IP du serveur par lequel
a transité le spam
(2) adresse IP du spammer
(3) serveur SMTP utilisé par le spammer
(4) nom réseau de l'ordinateur du spammer
(5) adresse où sera acheminée votre réponse
éventuelle
(6) adresse présumée du spammer (peut
avoir été supprimée ou falsifiée)
(7) votre adresse email
(8) objet du mail
(9) logiciel de mail utilisé par le spammer
Dans cet exemple, il faut envoyer votre plainte à
abuse@blabla.com voire également à postmaster@blabla.com
(attention : remplacez blabla.com par le nom de domaine
du FAI ou du serveur SMTP utilisé par votre spammer).
Vous pouvez aussi tenter de vous rendre sur le site
www.blabla.com afin de trouver le nom de la société
à qui il appartient, ainsi que le numéro
de téléphone ou l'adresse email du support
technique. Si vous n'avez que l'adresse IP du perturbateur,
vous pouvez utiliser un traceur pour savoir ce qui se
cache derrière.
S'il s'agit de spammers internationaux, il n'y a par
contre pas grand chose à faire si ce n'est filtrer
les messages (voire plus loin) : la plupart du temps
ils utilisent des comptes d'emails temporaires voire
de fausses adresses, et envoient leurs messages depuis
des serveurs situés dans des pays hors réglementation.
Ne songez même pas à utiliser le lien de
désabonnement présent dans le spam reçu,
car le plus souvent il s'agit d'une astuce pour vérifier
que l'adresse email est valide et que les messages sont
lus. Préférez même faire le tri
dans votre boîte de réception en étant
hors ligne, afin de ne pas déclencher les web-bugs
éventuellement cachés dans les messages
au format HTML et qui signaleraient aux spammers que
vous avez ouvert leurs messages, au risque d'en recevoir
encore davantage.
D'une manière générale, il ne faut
jamais donner suite à un spam, afin de ne pas
encourager cette activité et ne pas en recevoir
davantage soi-même. Il faut au contraire prendre
l'habitude de supprimer le courrier non sollicité
dès sa réception et sans cliquer sur aucun
de ses liens, même s'ils paraissent intéressants
et même si les spammers utilisent toutes les astuces
imaginables pour tenter de vous berner. On peut citer
notamment :
- la fausse réponse, envoyée avec comme
titre "Re : [phrase accrocheuse]". Elle
tente de se faire passer pour une réponse à
un message que vous n'avez bien sûr jamais envoyé
;
- le faux message égaré, envoyé
avec une adresse email semblant appartenir à
une vraie personne. Cordial voire familier, l'expéditeur
s'adresse à vous en vous appelant par le prénom
d'un autre pour vous vanter les mérites d'un
service ou d'un produit. En vous faisant croire à
un message mal adressé, il tente de piquer
votre curiosité ;
- le faux message de confirmation d'abonnement à
une newsletter. Généralement très
bref, il fait en réalité la promotion
d'un site dont il indique rapidement l'adresse ;
- l'adresse surprise, de la forme http://%59%38%36%33.%74%6b,
que le spam vous propose de copier/coller dans votre
navigateur pour découvrir le site (souvent
pornographique) dont il fait la promotion ;
- le message envoyé avec de véritables
adresses emails en destinataire et/ou en copie, afin
de laisser croire à un message envoyé
par un proche à un groupe d'amis ou collègues
;
- le message envoyé à vous-même
avec comme adresse d'expéditeur votre propre
adresse email, pour passer la barrière psychologique
de l'expéditeur inconnu... et les filtres anti-spams
;
- le message au format HTML dont le contenu est une
image, afin d'éviter toute présence
de texte analysable par les logiciels anti-spam.
Il ne faut jamais donner suite à ce genre de
message, et plus généralement à
ceux envoyés par des inconnus, d'autant que leur
but peut aussi être de vous orienter vers un site
dont la page est piégée par un virus ou
par l'exploitation d'une faille de votre navigateur.
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